Le mot « traumatisme » vient du grec qui signifie
« blessure ».
Qu’est-ce qu’un traumatisme ?
Le traumatisme est une effraction de l’être – physique et psychique. Or, comme il existe une interaction permanente entre le corps et l’esprit, un choc physique – sous la forme d’une maladie ou d’un accident – aura impact sur la psyché. De même, une agression psychique – que ce soient un abus, un deuil, une emprise, une violence -, ébranlera le corps et, lors de son mécanisme de refoulement, pourra se manifester sous forme de maladie, maladie dite psychosomatique.
Le traumatisme peut être subit (agression dans la rue, attentat, licenciement, perte d’un être cher) ou chronique (violences intrafamiliales, harcèlement professionnel, abus réguliers).
Quoi qu’il en soit, ne nous fions pas aux apparences. Un traumatisme, même lorsqu’il semble surgir de manière imprévisible dans notre vie, ne fait souvent que se reproduire. En effet, il apparaît très fréquemment, en cours de thérapie, que la même blessure a été vécue plus haut dans l’arbre généalogique, par un parent ou un ancêtre.
Quels sont les symptômes du traumatisme ?
- La vie quotidienne est affectée (troubles alimentaires, du sommeil, addictions).
- La mémoire est figée sur les sensations liées au traumatisme et donc sur ce temps pourtant révolu (sons, images, odeurs, toucher).
- De ce fait, le sujet ne peut profiter du présent de son existence.
- Il a peur de se retrouver dans des situations dont l’impact sensoriel le renvoie à l’épisode du traumatisme (bruit de la foule, odeur d’une cage d’escalier, la couleur d’un mur, par exemple).
- Il est comme séparé de lui-même, dissocié, voire fragmenté.
« Plus rien ne sera comme avant. »
Le traumatisme ne peut être effacé.
Le traumatisme se définit par son caractère irréversible et indélébile.
On ne peut remonter le temps pour en effacer les traces psychiques. Même si les ecchymoses du corps disparaissent, les bleus de l’âme, eux, subsistent.
En outre, ces traces affectent également les générations suivantes, comme l’onde de choc d’un séisme transgénérationnel.
On entend souvent « J’ai été marqué(e) par cette expérience ».
Pourtant, si la psychothérapeute que je suis ne peut remonter le temps pour effacer les empreintes laissées par votre trauma, elle peut vous aider à transformer à transformer ces empreintes, et, par là-même, à vous guider vers la métamorphose de votre être.
De cette façon, vous ne direz plus : « Je ne suis plus comme avant », mais « Je suis devenu différent ».
Face au traumatisme, la résilience.
Le vase japonais kintsugi est la métaphore de la résilience. C’est un vase dont les fêlures ont été « raccommodées » avec du fil d’or. De ce fait, le vase est plus beau qu’avant. Plus lumineux. Comme transfiguré. Et il l’est, assurément.

L’objectif de la psychothérapie est de faire en sorte que votre être devienne un vase kintsugi, c’est-à-dire le sublime contenant de votre vitalité.
L’objectif de la psychothérapie est de vous inviter à déceler les forces là où il y a les blessures, les ressources là où il y a les manques et de prendre conscience que la pulsion de vie s’anime encore plus énergiquement là où il y eu déchirure – comme s’accélèrent les cellules pour réparer la zone lésée.
Ainsi, la cicatrice ne sera plus une «marque », mais une preuve que vous avez dépassé l’épreuve, et donc vécu.
Que peut la psychothérapie face au traumatisme ?
La psychothérapie
- Apaise les sensations difficiles reliées au temps du trauma.
- Aide l’inconscient du sujet à quitter le temps du trauma sur lequel il s’était cristallisé pour avancer.
- Remet en mouvement la pulsion vitale.
- Apporte une aide au consultant pour s’ancrer dans le présent.
- Le guide vers l’exploration de ressources nouvelles qui lui permettent de dépasser le trauma et qui peuvent devenir ensuite des forces créatrices, créatives et inspirantes pour tout son être.
Comment la psychothérapie le peut-elle ?
- En aidant le consultant à retrouver les mots pour dire l’indicible.
- Et si les mots manquent, en l’accompagnant à travers les sensations.
- Et si les sensations sont trop difficiles, en utilisant le papier comme réceptacle de ces sensations transformées en formes, en couleurs, en motifs pour une prise de distance émotionnelle nécessaire à l’enclenchement du processus de la résilience.
- En invitant le sujet à dépasser ce qui le dépasse par la métaphore des rêves.
- En l’aidant à retrouver sa puissance intérieure par la prise de contact avec sa propre vérité.
La psychothérapie défait ce que le traumatisme a fait, à savoir briser les chaînes du trauma pour permettre au sujet de se relier à lui-même.
La psychothérapie propose une réunification du Moi.
Pour découvrir plus précisément ces méthodes, je vous invite à vous rendre sur les pages Mes outils pour aller mieux etUn chemin de mots unique pour chaque consultant

