Mes outils pour aller mieux

Voici les cinq outils avec lesquels je travaille en séance

Colorful French words like joie, liberté, aventure, créativité in artistic hand lettering

Dans la psychothérapie jungienne, le symbole possède une véritable puissance psychique. Il concentre le message de l’inconscient. Mes outils thérapeutiques associent le mot à l’image, l’image au mot afin que votre psyché puisse se structurer dans cette interaction entre le langage verbal et le langage pictural.

1 La psychothérapie analytique

Le début de la séance est réservé à la psychothérapie analytique : je me place dans une posture d’écoute bienveillante pour accueillir vos mots, et aussi vos hésitations, vos silences. Qu’est-ce qui se dit ? Qu’est-ce qui ne se dit pas ? Puis, par mes questions ciblées, nous définissons vos besoins et nous traçons ensemble le chemin qui mène à leur compréhension et à leur réponse adaptée.

2 Le chemin des mots avec l’écritothérapie

Woman writing in journal at wooden table near window with coffee cup and candle

Très jeune, j’ai découvert la puissance bienfaisante des mots. Les mots soignent. Ils sont les messagers de la résilience. Et en tenant moi-même un journal intime, j’ai découvert le pouvoir de cicatrisation psychique de l’écriture. C’est ainsi que, tout naturellement, avant ma formation et tout au long de son processus, j’ai mis en place des outils thérapeutique que j’ai expérimentés d’abord pour moi, avant d’en faire bénéficier autrui. Et je peux vous dire que ces outils fonctionnent. Pourquoi ? Parce le mouvement de l’écriture remet en action la psyché, initie sa capacité de métamorphose, déclenche son processus d’individuation. La trace écrite est une preuve :

« C’est bien moi qui ressens cela et qui l’écris. C’est donc ma vérité. »

Ce que vous éprouvez a une valeur, une légitimité, une signification. Vos émotions – aussi confuses ou violentes soient-elles – ont leur place sur la page. Symboliquement, vous vous accordez vous aussi cette place.

Voici quelques exemples (non exhaustifs) d’écriture thérapeutique lors de nos séances :
  • La définition de mon niveau de batterie énergétique,
  • Ma météorologie intérieure,
  • Ce que je veux/ ce que je ne veux plus,
  • Lettre à une émotion, un sentiment, à celui/celle qui m’a maltraité(e), à un être, à un animal ou à un objet perdu,
  • Lettre à moi-même : à celui/celle que j’ai été, à celui/celle que je deviendrai,
  • La biographie de tout ce que j’ai pu ressentir jusqu’à présent,
  • Une scène de roman familial,
  • La composition d’un poème sur un rêve ; j’écris une autre issue à mon rêve,
  • Je me définis par un mot, une couleur / je fais de mon prénom un acrostiche,
  • J’écris un conte dont je suis le héros à partir d’une carte du Tarot de la transformation d’Osho.
Comment définir l’exercice d’écriture ?

Je l’adapte à la problématique exposée en début de séance. Le Moi étant en perpétuelle évolution, chaque sujet d’écriture change de séance en séance. De même, je peux vous faire tirer dans un pot – qui mêle des billets que j’ai spécialement adaptés à votre besoin – un billet contenant un sujet d’écriture, en sachant que c’est votre inconscient qui guidera votre main et choisira ce qu’il a à vous écrire…

Que se passe-t-il après l’écriture ?

Nous passons à l’étape de la lecture : vous me lisez votre texte. Chaque inflexion de voix, chaque intonation, chaque lapsus, chaque hésitation de même que le rythme constituent un canal supplémentaire pour que l’inconscient ajoute de vive voix ce qu’il a à vous dire.

Puis, nous faisons tous les deux un retour sur cette écriture par le biais de mots-clés, d’expressions frappantes, une émotion qui se découvre.

Vous pourrez vous étirer, vous déplacer, vous relaxer, respirer profondément pour libérer dans l’espace l’énergie contenue dans les mots.

Enfin, je vous invite à faire le bilan de ce qui s’est écrit : avec quelle prise de conscience repartez-vous ?

Les types de consigne d’écriture :
  • Poétiques pour inviter l’inconscient à s’exprimer,
  • Issues d’ouvrages littéraires ou psychologiques afin de vous offrir un cadre et un ancrage précis,
  • Avec un déclencheur d’écriture structuré pour vous sécuriser,
  • Mais avec de la liberté à l’intérieur de ce cadre pour que votre inconscient puisse vous guider vers le sens qui est le bon pour vous,
  • Claires afin de vous aider à élaborer une réponse spécifique à vos besoins.
Avec quel matériel écrire ?

Avec un stylo et un papier bien sûr.

  • Mais aussi avec des encres multicolores, des feutres,
  • Une plume d’oie,
  • Une craie,
  • Des billes, de la terre, un caillou, un bout de bâton,
  • Des perles, des paillettes…

Et sur

  • Un parchemin,
  • Une ardoise,
  • Du tissu,
  • Du sable,
  • Un paperboard…,

à partir du moment où l’on sait pourquoi l’on utilise tel médium.

Questions éventuelles :

Et si je fais des fautes d’orthographe ? Aucune importance. Bien au contraire : les coquilles, les ruptures syntaxiques, les lapsus, les dites erreurs orthographiques sont autant de portes qui s’ouvrent de manière inattendue et par lesquelles l’inconscient vous glisse son message…

Et je ne suis pas un littéraire, un écrivain, un poète ? L’écriture thérapeutique n’est pas un exercice de style. L’écriture thérapeutique s’adresse à vous et à vous seul, car une seule voix compte : la vôtre !

Puis-je écrire avec mon ordinateur ou mon téléphone ? Pas dans un premier temps. En effet, c’est le contact de votre paume avec les matériaux de l’écriture qui mobilise la psyché. On écrit d’abord avec le corps. L’inconscient est du côté de l’instinct, de l’intuition et donc du mouvement. De même, le papier – métaphore de la peau – constitue un prolongement de vous-même. Bien sûr, si vous souhaitez retravailler vos textes ensuite – pour en constituer un recueil par exemple -, vous pourrez utiliser le clavier chez vous, mais seulement dans un second temps, après la séance. En outre, vous pourrez recopier vos textes Le journal de thérapie.

Vous repartirez ainsi avec un ou plusieurs mots-boussoles qui vous permettront d’initier ce voyage intérieur dans l’immense pays qu’est votre psyché.
Compass with motivational words like truth, purpose, focus, courage, wisdom, empathy, and learning

Mais parfois, l’émotion est tellement forte que les mots manquent. Le consultant est confronté à l’indicible de ce qu’il ressent. Dans ce cas, la pratique de l’art-thérapie lui sera très utile.

L’art-thérapie utilise les médiums de la couleur, du dessin, de l’image pour transcrire que ce que les mots sont impuissants à dire. L’art, plus large dans les formes, les reliefs et les couleurs qu’il utilise, permet d’explorer les profondeurs inconscientes que la parole, parfois trop limitée, ne parvient pas à sonder. Comme le dit le peintre Paul Klee,

« L’art ne reproduit pas le visible ; il rend visible. »

Le dessin donne à voir le malaise que les mots pouvaient encore masquer ou laisser dormir dans le refoulé.

3 Le chemin des couleurs avec l’art-thérapie

Ce chemin est particulièrement indiqué lorsque vous arrivez, submergé par vos émotions. Sous l’emprise émotionnelle, le flux de la parole est entravé. L’énergie qui permet de véhiculer le message de l’inconscient au conscient est bloquée, ce qui accentue le pouvoir du refoulé. Le flow des couleurs s’épanchant sur la page restaurera métaphoriquement cette circulation.

Nous pouvons utiliser les sujets en écritothérapie pour les adapter à l’art-thérapie. Voici quelques exemples :
  • Je dessine ma batterie énergétique et son pourcentage.
  • Je dessine sur la page le temps qu’il fait à l’intérieur de moi avec des symboles simples (comme les nuages, le soleil…)
  • Je représente mon trauma par des lignes, des courbes, des taches.
  • Je fais sortir ce qui m’obsède en laissant aller le stylo sur la page avec toutes les formes et dans tous les sens possibles.
  • Je congédie les maux par la porte de papier.
  • Je représente par une couleur ma douleur.
  • Je dessine l’organe blessé ( ou malade), ou mon mal-être, mon malaise.
  • J’enroule en pelote tout ce qui me gêne.
  • Je dessine ma silhouette et je localise par un point à l’intérieur de cette silhouette ce que je ressens.
  • Je dessine ma silhouette et je représente les liens avec les objets, situations, personnes qui me sont pénibles. Puis je coupe ces liens avec une paire de ciseaux…
Pourquoi s’agit-il de cette consigne et pas d’une autre ?

Parce que je l’adapte à la problématique qui surgit en début de séance. Un exercice d’art-thérapie permet à la fois de laisser aller et de contenir ce qui déborde. La feuille de papier symbolise ce cadre rassurant.

Que se passe-t-il après le dessin ?

Nous passons à l’étape de l’échange autour de votre création :

  • Qu’avez-vous ressenti en créant ?
  • Que ressentez-vous après avoir créé ? (Nous nous focalisons surtout sur les sensations physiques, l’inconscient étant, comme je l’ai dit, relié au corps.)
Puis, nous passons à la parole.
  • Je vous invite à écrire une conclusion autour de votre dessin, ou à tracer un mot qui définit cette expérience, ou à découper dans un magazine des mots-clés qui condensent comment vous vous sentez, maintenant.
  • Je peux vous lire un conte que vous visualisez en fermant les yeux.
  • Je peux vous faire écouter un morceau de musique sur lequel vous pouvez vous étirer, méditer, danser, afin de refaire circuler dans votre corps l’énergie qui s’est matérialisée sur la feuille.
  • Je peux vous faire tirer une carte de tarot à intégrer.
  • Je peux inscrire sur une feuille de papier une citation ou un proverbe que vous emporterez et que vous approprierez pour la séance suivante.
Une consigne d’art-thérapie vous offre
  • Un cadre sécurisant et libre ;
  • Un contenant qui accueillera votre contenu ;
  • Un état d’écoute et de réceptivité de ma part ;
  • Un regard positif et tolérant sur vous-même ; et donc la restauration de la confiance en vous ;
  • Une communication avec votre inconscient qui ne vous veut que du bien.
Un exercice d’art-thérapie est adapté
  • En cas de choc traumatique récent ;
  • Pendant une submersion émotionnelle ;
  • Après une séance de programmation neurolinguistique ;
  • Lors de la prise de conscience d’une problématique transgénérationnelle ;
  • Quand le langage verbal fait défaut ou qu’il est insécurisant parce qu’ « il ne dit pas assez » ou « trop directement ».
De quel matériel ai-je besoin ?

Je fournis le matériel pendant les séances. Mais vous pouvez aussi apporter le vôtre si vous avez l’habitude (comme du reste, votre stylo favori).

Nous travaillons sur

  • Des feuilles de canson épaisses,
  • Un tableau blanc,
  • De vieilles chutes de tissu,
  • Des mouchoirs,
  • Du carton…

Et avec

  • De l’encre,
  • Des crayons de couleur, de papier, des feutres,
  • De la gouache,
  • Des pastels,
  • Des images de magazine…
Questions éventuelles :
  • Et si je ne sais pas dessiner ? Aucune importance. Tracer des traits, des courbes, des graffitis vous met en lien avec votre enfant intérieur, qui crée sans se sentir jugé.
  • Et si je dessine mal ? Le dessin n’a pas à être beau. En art-thérapie, l’esthétique du résultat ne compte pas. Seuls comptent le chemin et les découvertes sur vous même que vous allez faire.
  • Puis-je dessiner sur tablette ? Comme pour l’écriture thérapeutique, il est important de représenter ce que vous ressentez avec des matériaux concrets – de le matérialiser. Donc, non ; l’art-thérapie sur tablette n’est pas indiquée car l’inconscient a besoin du corps (et de ses cinq canaux sensoriels) pour vous délivrer son message.
  • Puis-je continuer le dessin chez moi ? Bien sûr. Vous pouvez le poursuivre dans Le journal de thérapie ou l’accrocher dans votre chambre.
Vous quittez donc mon cabinet avec la force d’un dessin qui représente fidèlement et symboliquement vos ressources de résilience et que vous pourrez ancrer/encrer à tous les niveaux de votre être, qu’ils soient d’ordre physique ou psychique, émotionnel ou spirituel.

4 Le chemin des sensations avec la programmation neurolinguistique

Quand une situation ou un traumatisme ancien vous a fait perdre le contact avec vous-même, que votre unité narcissique a été déchirée, que votre mal-être a brouillé vos repères psychiques, vous pouvez emprunter, avec moi pour guide, le chemin des sensations avec la programmation neurolinguistique.

Qu’est-ce que la programmation neurolinguistique ?

La programmation neurolinguistique est une approche de psychologie appliquée qui s’intéresse davantage au comment qu’au pourquoi. La manière d’atteindre la résilience prime sur l’analyse des causes du mal-être. Mise au point par Richard Bandler et John Grinder dans les années 1970, elle montre comment recouvrer sa santé psychique sans s’attarder sur les raisons de la maladie. C’est une remise en mouvement de la pulsion vitale.

Comment une séance de programmation linguistique se déroule-t-elle ?

Dans un état d’hypnose légère, nous partons de la sensation déclenchée par le malaise dans votre corps pour cheminer vers des sensations positives. Vous voyagez ainsi à travers des images, des couleurs, des sons, des ressentis tactiles, gustatifs, olfactifs et kinesthésiques (englobant toutes les sensations précédemment nommées) pour reprendre le contrôle sur vos conditionnements psychiques.

Et les mots, dans ce processus ?

C’est ma voix qui vous guide sur ce chemin et, surtout, mes questions. Vous pouvez poser des mots sur vos sensations mais ce n’est pas une obligation. L’essentiel est de ressentir. De même, en programmation neurolinguistique – comme dans tous les outils évoqués plus haut -, la synchronisation entre le thérapeute et le consultant est fondamentale. Il s’agit d’un partenariat, c’est-à-dire qu’un accord entre les deux inconscients permet de réaliser ce voyage – le vôtre.

Quelles sont les indications ?

La programmation neurolinguistique est indiquée en cas

  • d’insomnies,
  • de troubles alimentaires,
  • d’anxiété, de phobies,
  • de compulsions,
  • d’addictions,
  • de dépressions (chroniques ou réactionnelles),
  • de manque de confiance en soi,
  • de mauvaise estime de soi,
  • de conséquences traumatiques,
  • de deuil…
Quels sont les avantages de cet outil ?

Ils sont nombreux. En voici une liste (non exhaustive).

  • Vous reprenez le contrôle psychique sur ce qui vous a rendu vulnérable ;
  • Vous réalisez des points d’ancrage dans votre corps qui matérialiseront l’acquisition de votre nouvelle assise psychique ;
  • Vous pouvez atténuer les sensations ou les augmenter ;
  • Vous pouvez modifier l’angle de perception de la scène selon votre gré ;
  • Vous vous mettez en route vers la version la plus heureuse, la plus vivante, la plus vibrante de vous-même/m’aime.

Vous êtes le metteur en scène du tableau sensoriel et psychique que vous convoquez. Ainsi, vous récupérez votre propre pouvoir (et donc vos forces, vos ressources) face à des situations d’impuissance acquise.

Voici quelques exemples d’exercice de programmation neurolinguistique :
  • L’ancrage du paysage-ressource : vous ancrez votre propre paysage intérieur dont vous êtes le peintre dans votre corps, afin de vous confronter sereinement à des situations difficiles ou de gagner en paix psychique.
  • La double dissociation : vous vous dissociez du traumatisme qui a provoqué votre mal-être (pour résumer : vous n’êtes pas le traumatisme) en devenant à la fois le spectateur, l’acteur et le metteur en scène de votre transformation.
  • La ligne de temps : vous cheminez sur une ligne temporelle sur laquelle vous êtes le protagoniste de votre métamorphose positive. L’exercice de la ligne de temps possède la particularité de casser la répétition des patterns toxiques (datant souvent de la prime enfance).
  • Les retrouvailles avec l’enfant intérieur : en vous reconnectant à cet enfant, vous lui apportez les ressources affectives dont il a manqué ; vous le nourrissez symboliquement ; vous le libérez des situations qui l’ont maintenu prisonnier. En intériorisant cet enfant, en l’invitant à s’installer de manière sécurisante dans votre psyché, vous augmentez votre confiance en vous.
  • La stimulation des ressources retrouvées par un ancrage dans différents endroits du corps, de manière à vous en souvenir lorsque vous solliciterez ces parties du corps dans des situations d’examen, par exemple, ou dans des étapes de transition, de changement de vie.
Ce qu’il est important de savoir :
  • La programmation neurolinguistique invite le consultant à se fier à ses propres perceptions (ce qui est très important dans le processus de l’augmentation de la confiance en soi et de l’estime de soi).
  • Même si les canaux du thérapeute communiquent avec les canaux du consultant (par la synchronisation), le consultant suit sa propre voie. En tant que praticienne, je ne vous impose rien.
  • La programmation neurolinguistique ne fait pas revivre le traumatisme au consultant. Elle l’invite à le transformer en douceur.
Questions éventuelles :
  • Vais-je perdre le contrôle en état d’hypnose ? Pas du tout ! Vous êtes en état d’hypnose très légère (comme lors d’une séance de relaxation) et en aucun cas, vous ne perdez contact avec la réalité. Vous pouvez revenir à tout moment.
  • De combien de séances de programmation neurolinguistique ai-je besoin ? Tout dépend de la problématique et du rythme de votre inconscient qui sait ce qu’il y a de meilleur pour vous et qui passera par le corps pour l’exprimer.
  • Et si je suis submergé(e) par des émotions violentes ? Elles sont accueillies dans un cadre contenant et sécurisant. Et vous pouvez décider d’atténuer la scène émotionnellement éprouvante (en modifiant les angles, les perspectives, le volume des couleurs et des sons…). En programmation neurolinguistique, on ne s’attarde pas sur le traumatisme.

Une séance de programmation neurolinguistique est un chemin de transformation douce. Lorsque vous quittez mon cabinet, vous vous mettez en route vers une version plus positive de vous-même.

Votre inconscient continuera à faire le travail. C’est ce que l’on appelle le processus de métabolisation qui vous permet d’intégrer votre pulsion de vie et d’en faire l’assise solide de votre maison psychique.

Therapist sitting with notebook talking to relaxed woman in armchair in cozy room

5 Le chemin des racines avec le génosociogramme

La maladie se définit par ce qui a du mal à se dire. De ce fait, c’est le mal qui dit, c’est-à-dire qui s’inscrit dans le corps. Quand l’inconscient ne parvient pas à faire passer son message par des mots ou des images, il passe par les maux pour que ce message soit reçu, déchiffré, compris par le conscient.

Souvent, cette douloureuse expérience de ce qui a du mal à se dire s’inscrit bien plus profondément, dans l’inconscient familial. Il nous faut donc explorer cet inconscient familial, également imbriqué dans l’inconscient collectif, pour que votre inconscient puisse s’en extirper et retrouver toute sa capacité à s’adresser individuellement à vous.

Dès lors, le génosociogramme vous permet de partir à la découverte de vos racines, afin que vous puissiez vous élever vers la version la plus heureuse de vous-même, connectée à la fois à la terre et au ciel : le génosociogramme.
Color-coded French family genogram showing relationships, conflicts, and emotional patterns

Qu’est-ce que le génosociogramme ?

Le génosociogramme est bien plus qu’un simple arbre généalogique. Il est la représentation d’un arbre généalogique qui s’élève sur plusieurs générations et lignées. Cette représentation intègre à toutes ses branches les événements familiaux significatifs, les répétitions de dates d’anniversaire (de naissance, certes, mais aussi de décès), les traumatismes, les liens affectifs entre ces branches.

Dans un génosociogramme, vous notez tout ce qui vient à votre conscience – et que véhicule votre inconscient – sans vous censurer, à propos de tel aïeul, tel membre de la famille :

  • Souvenirs,
  • Phrases ou mots-clés,
  • Émotions,
  • Sentiments,
  • Drames,
  • Moments heureux,
  • Talents,
  • Métiers,
  • Maladies,
  • Autres prédispositions…

L’arbre généalogique est objectif, purement informatif. Il comporte les dates de naissance et de mort.
Le génosociogramme est subjectif. Il part du sujet, c’est-à-dire de vous, et des liens qu’entretient le sujet avec ses ancêtres, en reproduisant inconsciemment ce qu’eux ont vécu.

C’est ainsi que le non-dit (et donc le refoulé) qui pouvait hanter plusieurs générations affleure à la conscience et peut être mis en mots.

Mais quoi de mieux que de laisser l’inventrice de cet outil thérapeutique, Anne Ancelin Schützenberger, définir sa propre méthode, dans ses ouvrages Aïe, mes aïeux ! et Ces enfants malades de leurs parents (publiés aux éditions Payot) ?

« Ce ne sont pas les faits en eux-mêmes – si terribles ou horribles soient-ils – qui nous font souffrir.
La souffrance vient de ce que l’on n’a pas pu montrer ses sentiments, ni en parler, ni le hurler, ni en pleurer, ni le partager, et qu’on a tout enduré en silence.
Cette souffrance prend sa source dans le secret, tel un « cadavre dans le placard », voire un fantôme qui crie vengeance ou demande à être reconnu et pleuré.
»

Le but du génociogramme consiste à faire prendre conscience au consultant que

« La fidélité aux ancêtres, devenue inconsciente ou invisible (la loyauté invisible) nous gouverne : il est important de la rendre visible, d’en prendre conscience, de comprendre ce qui nous oblige, ce qui nous gouverne et si éventuellement, il ne faudrait pas recadrer cette loyauté, pour redevenir libre de vivre sa vie. »

Quand la réalisation d’un génosociogramme est-elle indiquée ?

Un tel outil thérapeutique peut être utilisé en cas de

  • Malaise diffus, qui ne semble pas vous appartenir ;
  • Reproduction de schémas qui vous desservent, de patterns toxiques ;
  • Dépendance affective, financière vis-à-vis d’un ou plusieurs membres de la famille ;
  • Deuil pathologique ;
  • Difficultés à vivre sa propre vie, à « quitter le nid » ;
  • Attribution d’office du rôle d’aidant d’un membre de la famille âgé et/ou malade ;
  • Questionnement à propos de sa naissance, de sa conception, de ses origines ;
  • Sentiment d’exclusion du « clan » avec l’impression d’être « le mouton noir » ;
  • Problèmes d’héritage, de succession, de partage, de transmission…
Comment fait-on un génosociogramme ?

Nous utilisons des codes de géométrie, de couleurs.

Voici les plus courants :

  • Un carré pour un homme, un cercle pour une femme,
  • Des flèches pour les liens de descendance,
  • Des traits entre les dates de naissance et de décès,
  • Des croix chrétiennes pour les décès,
  • Des traits (simples ou doubles) pour les alliances, les unions, les mariages ,
  • Des traits verticaux (simples ou doubles) pour les séparations, les divorces, les mésententes,
  • La couleur bleue pour les informations positives (enrichissement, acquisitions, dons artistiques, prédispositions favorables, événements heureux),
  • La couleur rouge pour les informations traumatisantes (maladies, morts non naturelles voire violentes, exils, spoliations, bannissements, ruines, condamnations, fausses couches, avortements, crimes, accidents),
  • La couleur verte pour les prises de conscience du consultant, la formulation de « solutions » saines pour lui qui émergent avec des phrases ou des mots-clés révélateurs,
  • Des images, des dessins figurant en-dessous de ces prises de conscience et concentrant les messages de l’inconscient du consultant.
De quel matériel avons-nous besoin ?

Je fournis le matériel dans mon cabinet.

Nous travaillons

  • Sur de grandes feuilles blanches, épaisses que nous collons au fur et à mesure de la progression du génosociogramme,
  • Avec des feutres, crayons de couleur,
  • Une boîte de mouchoirs.
  • Nous ne traçons aucun trait à la règle. C’est l’inconscient qui guide la main, la manière avec laquelle le trait a été tracé révélant la problématique familiale sous-jacente. Le génosociogramme n’a pas à être une représentation graphique soigneuse et esthétique. L’important est ce qu’il révèle et comment il le révèle.
  • Dans la mesure du possible, je peux me déplacer chez le consultant si la consultation dans le cadre de l’environnement familial et familier est propice au déclenchement d’une prise de conscience.
Ce qu’il est important de savoir :
  • Je ne fais pas le génosociogramme à votre place. C’est vous qui le faites et je vous guide dans cette exploration de votre arbre et de votre place dans cet arbre.
  • Le génosociogramme se construit avec un flux de pensées, d’émotions, de réflexions exprimées à voix haute, comme lors d’une thérapie analytique, ceci pour déjouer la censure exercée par le surmoi.
  • Je n’interviens que très peu, ou seulement pour favoriser une prise de conscience au détour d’une couleur, d’un mot, d’une image, d’une expression frappante.
  • Ma présence offre un cadre sécure et contenant lors de l’émergence du refoulé.
  • Nous ne réalisons pas un génosociogramme en une seule séance. Plusieurs séances sont nécessaires pour dissocier l’inconscient personnel de l’inconscient familial. Le consultant et moi, nous repérons ainsi
  1. Les loyautés toxiques et invisibles,
  2. Les tabous et les non-dits dus à « des morts inacceptables, inconcevables, injustifiables » selon l’expression d’Anne Ancelin-Schützenberger,
  3. Les situations d’enfant mal accueilli,
  4. Les situations d’enfant de remplacement,
  5. Les syndromes du gisant selon le concept de Salomon Sellam (lorsque le sujet porte dans son inconscient la mémoire d’un deuil non fait plus haut dans l’arbre).
Questions éventuelles :
  • Dois-je avoir fait mon arbre généalogique au préalable ? Non. Nous commençons le génosociogramme en séance car seul prime l’expression de l’inconscient (familial et individuel).
  • Et si je ne possède aucun document généalogique et administratif sur mes ancêtres ? Aucune importance. Cela n’entravera pas la réalisation du génosociogramme. En effet, votre inconscient contient toutes les informations qui vous sont nécessaires. Et, même s’il y a erreur sur une date, cette erreur (s’apparentant à un lapsus) est très précieuse sur ce qui demande à se révéler.
  • Dois-je emporter le génosociogramme chez moi pour le travailler entre les séances ? Non. Il est indiqué de le laisser dans mon cabinet, le travail thérapeutique s’effectuant en séance afin que vous puissiez bénéficier d’un cadre protecteur lors de l’émergence du refoulé transgénérationnel.
  • Puis-je faire des recherches après la réalisation du génosociogramme ? Bien sûr ! Vous pouvez effectuer des recherches généalogiques une fois le génosociogramme achevé.

Un tel outil thérapeutique vous permet de cheminer sur une route d’individuation :

votre route tracée indépendamment de la route collective qu’ont tracée vos ancêtres et qui sort du paysage familial pour vous mener à la réalisation de votre Moi devenu pleinement autonome.

Arbre généalogique familial avec portraits et noms: Pierre Durois, Marie Martin, Jean Leroy, Louise Bonnet, Louis Dubois, Claire Martin, André Leroy, Elisabeth Bonnet, Nicolas Dubois, Sophie Leroy, Marc Martin, Hélène Bonnet, Julien Dubois, Alice Martin, Emma, Léo et Thomas; textes «FAMILLE DUBOIS-MARTIN» et «ARBRE GÉNÉALOGIQUE FAMILIAL».

Les bénéfices de ces cinq outils thérapeutiques

Ces cinq outils thérapeutiques associent les mots, les couleurs, les codes et les sensations dans des représentations psychiques puissantes qui vous serviront de références dans votre traversée intérieure.

Un point important

Je voudrais mentionner, pour finir, un point important. Dans mon cadre thérapeutique, on ne force pas le refoulé à apparaître. Surtout pas ! On s’adapte au rythme de l’inconscient qui possède toujours la sagesse de ne vous révéler que ce que votre conscient est capable d’intégrer. Si une information ne vous apparaît pas, c’est pour préserver votre structure et votre intégrité psychiques. Les limites sont donc toujours respectées pour éviter toute forme de décompensation. Dans ma déontologie thérapeutique, on ne recrée pas un trauma sur le trauma en faisant revivre des symptômes traumatisants. Ces méthodes ont pour but de vous accompagner dans l’exploration de soi, dans le respect du timing de l’inconscient, et donc de la chronologie des prises de conscience.

Pour résumer : c’est l’inconscient, ce grand sage, qui décide (et surtout pas le mental !) !