
Très tôt, j’ai senti puis compris que les mots possédaient une grande puissance :
celle de cicatriser les blessures psychiques, de guérir, de relancer ce mouvement interne vers cette joie qui consiste à vivre son plein potentiel.
Les mots peuvent restaurer l’estime de vous-même, vous redonner confiance, vous construire une place et une légitimité – déjà à vos propres yeux -, vous inspirer, c’est-à-dire vous offrir ce souffle qui vous manquait, avant de vous remettre en contact avec la pulsion de votre créativité.
Les mots peuvent vous aider à reprendre le gouvernail de votre vie.
La psychothérapie vous permet de puiser à volonté dans le puits des mots libérateurs que recèle votre inconscient.
La psychothérapie vous invite à recréer une conversation avec cet inconscient si riche en symboles et en messages qui ne demandent qu’à être reçus, accueillis, déchiffrés et compris.
Le langage est le principe même de la psychothérapie.
Souvent, quand le Moi se confronte à un trauma, il fait également face à l’indicible que ce traumatisme a engendré. Il manque de mots pour dire les maux. La principale douleur vient souvent du fait qu’il ne parvient pas à verbaliser ce qu’il ressent. Cette impuissance se transforme alors déterminisme. La personne croit que « ce sera toujours comme ça. »
La psychothérapie permet de nommer les sensations afin d’accueillir les émotions, de cerner ce qui se joue en-deçà du conscient et de redonner à l’événement traumatique un sens personnel qui transformera l’épreuve en ressource.
Le langage participe au processus de résilience.
Pour cette raison, j’ai souvent recours en séances au médium de l’écriture – qu’elle soit automatique et créative – afin de permettre à votre conscient d’accéder à ce que votre inconscient vous dit, vous dicte sur le papier. Les « accidents » d’écriture – qui, en vérité, n’en sont pas – ont tant à dévoiler : taches, lapsus calami (ou écrit), ratures, coquilles…
L’écriture fait bien plus que compléter la thérapie analytique à l’oral. Elle en devient également le support, favorisant la prise de conscience, c’est-à-dire la réception de la part du conscient du message envoyé par l’inconscient.
À ce titre, Le journal de thérapie sera votre compagnon pendant toute cette traversée intérieure. Et je ne peux que vous conseiller de l’utiliser dans la progression de votre questionnement.
Ainsi, le sentiment d’impuissance éprouvé face à l’impossibilité à dire perd de son emprise.
Et vous devenez le véritable auteur de votre existence après en avoir compris toute l’histoire.
Dans mon cabinet, les mots – les vôtres – seront donc pleinement invités à prendre toute leur place pour qu’en retour, les miens leur offrent un cadre contenant, rassurant, protecteur.

