Le journal de thérapie

French therapy journal titled “Mon journal de thérapie – Chemin vers moi-même” open beside handwritten notes, glasses, tea, and pen

Le travail psychothérapeutique ne se limite pas aux séances. Bien au contraire. Il est un chemin qui se poursuit une fois que vous avez quitté mon cabinet. Le processus d’exploration de l’inconscient a commencé et ce dernier s’active pour aller chercher au plus loin, au plus profond de vous-même les ressources susceptibles de faire émerger le refoulé et de déverrouiller les blocages.

À ce titre, le journal de thérapie sera un allié précieux qui vous invitera à être l’auteur de votre libération.

Qu’est-ce que le journal de thérapie ?

C’est un journal dans lequel vous notez vos résistances comme vos prises de conscience tout au long de la thérapie, ce qui se dit et ce qui demande encore à se dire, ce qui fait mal et qui a été mis en mots, ce que vous avez compris et ce que vous questionnez encore.

C’est le journal de bord de votre voyage psychique, pendant et entre les séances. Et, à ce titre, il est très précieux.

Concrètement, que pouvez-y écrire ?

Tout ! Ce journal est le substitut du cadre thérapeutique. Il peut donc tout accueillir, vos émotions éprouvées comme vos objectifs (ce que vous attendez de la thérapie) avec la version du Moi que vous souhaitez atteindre (sachant que ce Moi est en perpétuelle évolution et que par conséquent, ce journal peut toujours être réactualisé, à tout moment).

Ainsi, vous pourrez noter :

  • Ce que vous ressentez avant les séances : avez-vous peur ? Qu’appréhendez-vous précisément ? 
  • Ce que vous ressentez après les séances : soulagement, tristesse, autres attentes… 
  • Vos frustrations : souvent, la séance se termine alors que nous aurions encore tant de choses à dire ! Notez ce que vous n’avez pas pu dire ; ceci constituera le matériau de réflexion de notre prochaine séance. 
  • Vos espoirs : Qui espérez-vous devenir après cette thérapie ? Décrivez précisément cette nouvelle personne, physiquement, moralement. Quels nouveaux vêtements aimeriez-vous porter ? Quelle serait, par exemple, votre nouvelle coupe de cheveux ? Faites la liste des qualités que vous souhaiteriez posséder ou activer (confiance en soi, affirmation de soi, estime personnelle, dynamisme, optimisme, charisme…) 
  • Vos projets concrets : ceux à long terme (changer de travail, déménager, vous mettre en couple ou, au contraire, divorcer) et ceux à court terme (réorganiser votre quotidien, faire vos pages du matin, vous acheter des fleurs deux fois par semaine, aller nager, vous remettre au sport, écrire un livre). Bien sûr, ces projets ne sont pas figés. Ils peuvent changer. Il est, d’ailleurs, toujours intéressant de voir comment ils évoluent en cours de psychothérapie.
  • Vos attitudes, vos nouveaux comportements : « Désormais, je penserai plus à moi », « je dirigerai moins la vie des autres », « je lâcherai prise face à ce que je ne peux contrôler ». 
  • Tout ce qui peut vous faire plaisir : commencer cette trilogie qui vous attend dans votre bibliothèque, acheter un fauteuil confortable, vous concentrer sur votre art… 
  • Ce qui dépend de vous (l’initiative, la gratitude, la discipline pour faire aboutir ce qui est cher à votre cœur) de ce qui ne dépend pas de vous (le comportement des autres, les circonstances sociales et géopolitiques, la vie en collectivité). Vous placerez ainsi davantage le focus sur ce que vous pouvez accomplir dans votre vie, indépendamment des réactions d’autrui. 
  • Ce qui vous mobilise pour poursuivre cette thérapie en notant l’élément déclencheur : « J’ai rompu avec Julien ; je sais que je dois améliorer ma vie sentimentale mais, au-delà, ne dois-je pas améliorer ma relation avec moi-même ? »
  • Comment vous sentez-vous avec la thérapeute que je suis : à l’aise ? En confiance ? Ou, au contraire, éprouvez-vous des réticences, des émotions exacerbées (telles que la colère face à ce qui a été dit à la précédente séance, par exemple) ? Ces précisions seront précieuses lorsque vous devrez surmonter le transfert thérapeutique, étape incontournable de la guérison psychique et au cours de laquelle vous transférez vos projections parentales sur le thérapeute et vos conflits intérieurs non résolus sur le cadre thérapeutique en lui-même. 

L’écriture entre les séances de thérapie remobilise le psychisme qui a pu être figé sur le temps du traumatisme. Par le mouvement de la main et le flux de l’encre, elle l’éloigne d’un passé stérile pour permettre l’écriture de l’avenir. 

Quels médiums utiliser et comment ?

  • Vous pouvez dresser une carte mentale de la problématique que nous avons abordée en séance avec des mots-clés autour du ou des mot(s) sur le(s)quel(s) s’appuie le problème rencontré : le manque de confiance en soi, la phobie sociale, par exemple. Puis, vous pouvez mettre en lien ces mots-clés pour l’émergence d’autres prises de conscience.
  • Vous pouvez dessiner votre ciel émotionnel en y insérant des pastilles de couleur (ce que l’on appelle la météorologie intérieure). Vous pouvez aussi dessiner votre douleur (par des formes, des motifs) et la localiser dans un endroit de votre corps représenté par une silhouette.
  • Vous pouvez réaliser un collage de ce que vous attendez des séances ultérieures : vers quel Moi souhaitez-vous tendre ? Découper des images dans des magazines pour créer ensuite un tableau de visualisation a le mérite de réveiller et d’actualiser les ressources dans l’inconscient.
  • Vous pouvez écrire : raconter une scène qui surgit de la zone d’ombre du refoulé, mettre un poème un rêve, mettre en conte ou en histoire ce rêve et lui trouver une autre issue… Noter des prises de conscience en cours de journée sous forme de phrases courtes.

Votre cahier de thérapie n’a nul besoin d’être structuré. Ce désir de structure vient du mental. Donnez-vous l’autorisation de tenir un journal aussi foisonnant en symboles, en images, en mots que l’est votre inconscient. Les seuls repères importants sont les dates afin que l’évolution au fil du temps de la thérapie soit perceptible et retraçable.

Comment choisir ce cahier ?

Dans ce cahier, vous devez vous sentir bien… Prenez donc le temps d’explorer :

  • Couverture rigide ou souple ?
  • Le grain du papier : doux ou plus âpre ?
  • La texture du papier : fine ou épaisse ? Si vous souhaitez dessiner, utiliser de la gouache, des pastels, je vous conseille de prendre un papier assez épais qui ne gondolera pas.
  • Explorez l’écriture avec le stylo de votre choix : La pointe du stylo glisse-t-elle bien ou aimez-vous entendre un petit crépitement familier quand vous écrivez ?

Dans le domaine de l’évolution de l’âme, les librairies regorgent de livres de psychologie, de développement personnel.
Mais en ce qui concerne le cheminement que vous ferez avec moi, il est un livre inestimable, dont vous serez à la fois l’auteur et le lecteur, un livre intime, qui parlera de vous et ne s’adressera qu’à vous : votre journal de thérapie.

Le journal de thérapie est-il montrable en séance ?

Là encore, c’est comme vous le souhaitez. Vous pouvez me le montrer ou ne me montrer que quelques pages. Ou encore le garder pour vous et me faire un bilan de votre exploration entre les séances.

Le journal de thérapie participe à votre évolution. Sentez-vous libre d’y entrer comme vous êtes (comme dans mon cabinet) et surtout, de vous laisser porter par le trait, l’encre, le mot, la couleur. Laissez le chemin de l’épanouissement de soi se tracer en vous, à votre rythme !